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Thrombose de Mondor : ses symptômes et ses traitements

La thrombose de Mondor est une maladie touchant 10 fois plus de femmes que d’hommes. Comme son nom l’indique, cette pathologie a été découverte par Mondor en 1939. Ce dernier réussit à faire un diagnostic clinique de la maladie et la décrit telle une tronculite sous-cutanée. Bien que ce mal semble bénin, il est important de reconnaître ses symptômes au plus tôt pour ensuite suivre le traitement adéquat. Découvrez comment reconnaître cette pathologie qui touche davantage la gent féminine, et quels traitements il faudra adopter en cas de récidives.

Maladie de Mondor : quelle différence avec une phlébite ?

La maladie de Mondor est parfois assimilée à la phlébite. Pourtant, il existe une différence entre ces deux pathologies peu connues du public.

Que faut-il savoir de la maladie de Mondor ?

La maladie de Mondor est une pathologie qui survient dans plusieurs cas au niveau de la paroi antérolatérale du thorax. Cette tronculite sous-cutanée a été reconnue par Mondor comme une pathologie aux origines idiopathiques dans 50 % des cas identifiés. Elle évolue de manière spontanée et peut réapparaître dans 5 % des cas.

Il faut savoir que la thrombose de Mondor survient dans la plupart des cas à la suite d’une intervention chirurgicale sur le sein de la femme. Fort heureusement, son évolution est sans conséquence grave jusqu’à la guérison complète.

En outre, la maladie de Mondor se manifeste par la perte d’élasticité des veines sous-cutanées situées au niveau de votre paroi thoracique. Cela survient à la suite d’une inflammation des vaisseaux sanguins dans cette partie du corps. Il est possible de déceler la thrombose veineuse à l’aide d’une radiographie. Il s’agit ici de recourir aux rayons X pour visualiser les organes du patient.

Qu’est-ce qu’une phlébite ?

jambes en l'air

La phlébite est en réalité une thrombose veineuse profonde. Elle se manifeste par la formation de caillots à l’intérieur des vaisseaux sanguins situés au niveau de la jambe. Ces caillots naissent des complications qui surviennent lors du retour veineux.

Un caillot sanguin peut par la suite se déplacer vers la veine cave inférieure et rejoindre plus tard l’artère pulmonaire. C’est ainsi que sont engendrées les embolies pulmonaires lorsque le patient n’est pas rapidement pris en charge.

Durant l’année 2006, la phlébite a été la cause de près de 5065 décès en France. Il s’agit donc d’un mal à ne pas prendre à la légère. En général, les patients se plaignent d’une douleur spontanée et elle est accompagnée d’un œdème. De même, il peut arriver qu’une fièvre se déclenche dans des cas typiques de phlébite. Le développement de cette pathologie varie en fonction de la partie du corps où elle a pris racine.

Qu’est-ce qui différencie la phlébite de la thrombose de Mondor ?

La première différence entre la thrombose de Mondor et la phlébite se situe au niveau de la partie touchée. En effet, la maladie de Mondor se manifeste généralement dans la paroi thoracique tandis qu’une phlébite peut prendre racine dans la cuisse.

La deuxième différence entre la pathologie de Mondor et la thrombophlébite réside dans les chances de survie du patient. Dans le cas d’une thrombose de Mondor, il s’agit d’un mal bénin qui disparaît parfois seul.

En revanche, la phlébite peut conduire à la mort du malade si ce dernier n’est pas pris en charge assez tôt. Il n’est d’ailleurs pas nécessaire d’effectuer une radiographie pour la déceler, car elle est reconnaissable à l’œdème ferme qui se forme dans la cuisse.

Quels sont les symptômes de la thrombose de Mondor ?

Avant de traiter une thrombose de Mondor, il faudrait être à même de la reconnaître. Voici les principaux symptômes de ce mal qui touche certaines femmes et plus rarement les hommes.

Douleurs au thorax

La pathologie de Mondor est premièrement caractérisée par de fortes douleurs au thorax. Cependant, cette douleur au thorax ne suffit pas pour confirmer qu’il s’agit de la thrombose de Mondor. Le médecin procède à la radiographie de votre sein, afin d’avoir la confirmation qu’une anomalie est présente.

Bien sûr, les rayons émis lors de cette mammographie sont de faible quantité, et ne présentent aucun risque pour la femme. Cependant, la patiente devra prévenir le médecin si elle se trouve en état de grossesse. Les douleurs au niveau de la paroi thoracique ne sont toutefois pas les seuls symptômes de la thrombose de Mondor.

Rétraction cutanée

veines

Le deuxième signe qui pourrait alerter le patient sur une éventuelle maladie de Mondor est la rétraction cutanée. Ce symptôme est une conséquence de la rétraction de la peau. Cette dernière est provoquée par une insuffisance lymphatique.

En vérité, la lymphe est l’élément jouant un rôle crucial dans le bon fonctionnement du système immunitaire. Lorsqu’elle présente des dysfonctionnements, cela entraîne l’insuffisance lymphatique qui caractérise la maladie de Mondor.

Cela se remarque d’autant plus avec la déformation de l’épiderme, qui survient quelques fois sous votre bras. Les spécialistes parlent dans ce cas de déformation cutanée au niveau axillaire.

Formation d’une corde indurée

Le troisième symptôme de la maladie de Mondor est la formation d’une corde indurée. Celle-ci se caractérise par un durcissement de la peau, et cela se révèle assez douloureux pour le patient. Ce phénomène survient lorsque le système lymphatique s’emballe puis durcit.

À ce moment, le vaisseau lymphatique devient visible sous la peau. Cela peut être comparé à une corde de guitare tendue, d’où l’appellation « corde indurée ». Un fait absolument certain est que l’origine de cette corde indurée n’est nullement tendineuse.

Dans la majorité des cas, les cordes indurées apparaissent soit à la racine de votre bras, soit au niveau de l’aisselle. Parfois, elles se prolongent vers l’avant-bras ou le coude. Dans des cas exceptionnels, elles peuvent s’étendre sur le côté latéral de l’abdomen ou au niveau du thorax.

Comment traiter la pathologie thrombotique ?

Une fois que le médecin fait le diagnostic d’une thrombose de Mondor, inutile de paniquer. Voici quelques traitements efficaces pour vous soigner.

Recourir aux anti-inflammatoires

La maladie de Mondor est une pathologie bénigne, qui peut être traitée en ayant recours à un anti-inflammatoire non stéroïdien. Appelé AINS dans le jargon médical, il s’agit d’un traitement traditionnel réservé aux thromboses veineuses superficielles. Il sera tout de même plus judicieux de consulter un médecin avant de prendre n’importe quel traitement, ce afin qu’il vous indique la solution adaptée à votre mal.

Utiliser des compresses chaudes

Un patient souffrant de thrombose de Mondor peut également se servir d’une compresse chaude pour traiter son mal. À l’instar des AINS, les compresses chaudes sont des traitements traditionnels efficaces pour calmer les symptômes de cette pathologie.

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Opter pour des anticoagulants

Dans le cas d’une thrombose veineuse superficielle assez importante, il est permis de recourir à un produit anticoagulant. Parmi les anticoagulants disponibles sur le marché, l’héparine est le produit souvent conseillé aux patients. En général, le traitement se fait sur une durée d’un mois environ. Selon certains experts, utiliser une héparine de bas poids moléculaire serait la solution la plus bénéfique pour le patient.

L’énoxaparine 40 mg est un produit anticoagulant efficace, à prendre une fois par jour. Le fondaparinux 2,5 mg est aussi une excellente alternative, à prendre également une fois dans la journée, sur une durée de 30 jours.

N’oubliez pas de consulter votre médecin avant de prendre n’importe quel traitement.