Sommaire de l'article
Votre enfant est malade, vous cherchez un pédiatre… mais faut-il vraiment en passer par le médecin traitant de votre enfant d’abord ? Et si votre enfant n’en a pas, qu’est-ce que ça change pour vos remboursements ? Les règles pour les mineurs diffèrent légèrement de celles des adultes.
Un enfant doit-il avoir un médecin traitant déclaré ?
Oui, depuis la généralisation du parcours de soins coordonnés, il est recommandé — et financièrement avantageux — de déclarer un médecin traitant pour chaque enfant, même en bas âge. Pour les enfants de moins de 16 ans, c’est un parent ou tuteur légal qui effectue la déclaration auprès de l’Assurance Maladie. Le médecin choisi peut être un médecin généraliste ou un pédiatre. La procédure est identique à celle des adultes : en ligne sur ameli.fr, au cabinet avec la carte Vitale, ou par courrier via le formulaire Cerfa 12485.

Sans médecin traitant déclaré, les consultations chez un spécialiste — hors exceptions comme la pédiatrie spécialisée ou l’ophtalmologie — peuvent être considérées comme hors parcours de soins, avec un taux de remboursement réduit à 30 % au lieu de 70 %. L’impact financier peut être significatif, notamment pour les familles qui consultent plusieurs spécialistes pour un même enfant.
Depuis la réforme de 2022, les adolescents de 16 et 17 ans peuvent déclarer eux-mêmes leur propre médecin traitant, de façon autonome. Le praticien choisi peut être différent de celui des parents, y compris pour des soins confidentiels. En 2026, 62 % des enfants de 0 à 16 ans avaient un médecin traitant déclaré selon l’Assurance Maladie.
Médecin traitant : à quoi ça sert et comment en changer en 2026 ?
Le pédiatre peut-il être le médecin traitant d’un enfant ?
Oui, tout à fait. Un pédiatre de secteur 1 peut être désigné comme médecin traitant pour un enfant, au même titre qu’un généraliste. Dans ce cas, toutes les consultations chez ce pédiatre entrent dans le parcours de soins coordonnés, et les remboursements sont calculés au taux plein de 70 %. Si le pédiatre exerce en secteur 2, les règles de dépassements d’honoraires s’appliquent comme pour tout médecin de ce secteur.
En dehors du médecin traitant déclaré, certaines consultations pédiatriques restent en accès direct sans pénalité de remboursement. C’est notamment le cas des consultations chez un pédiatre pour les enfants de moins de 16 ans — l’Assurance Maladie les considère comme des spécialités en accès direct pour cette tranche d’âge. Il n’est donc pas obligatoire de passer par le médecin traitant pour consulter un pédiatre, mais avoir un médecin traitant déclaré reste utile pour le reste du parcours de soins.
La vaccination obligatoire, les bilans de santé à 9 mois, 24 mois et à l’entrée à l’école sont également inclus dans le parcours de soins de l’enfant, avec une prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie pour les actes de prévention réglementés.
Que se passe-t-il pour le médecin traitant de l’enfant si la famille déménage ?
Le déménagement est le premier motif de changement de médecin traitant pour les familles. La procédure est identique à celle d’un adulte : gratuite, sans justification, et effective sous 48 heures en ligne. Pendant la transition, tant que la nouvelle déclaration n’est pas validée, les remboursements restent calculés sur la base de l’ancien médecin traitant déclaré.
Dans les zones sous-dotées en médecins, trouver un pédiatre ou un généraliste acceptant de nouveaux jeunes patients peut prendre du temps. Les maisons de santé pluriprofessionnelles — au nombre de 2 300 en France en 2026 — accueillent souvent plus facilement les nouvelles familles, car les plannings de plusieurs praticiens sont mutualisés. Contacter le médiateur de la CPAM locale est également possible si aucun praticien n’est disponible dans un délai raisonnable.
Si votre enfant présente des symptômes inhabituels, une fièvre persistante ou tout signe qui vous inquiète, ne retardez pas la consultation par crainte d’une question de prise en charge. En cas de doute sur l’état de santé d’un enfant, consultez un médecin sans attendre — les urgences pédiatriques restent accessibles à tout moment en cas de nécessité.

