fleur qui contient du pollens

3 idées reçues sur les allergies aux pollens

En France, on estime qu’une personne sur 4 souffre d’allergie au pollen. Pire, selon l’Organisation Mondiale de la Santé, une personne sur deux dans le monde sera allergique d’ici 2050, le réchauffement climatique favorisant notamment la propagation des pollens.

Dans ce contexte, il est important de combattre certaines idées reçues sur les allergies polliniques. On pourra ainsi lutter plus efficacement contre les symptômes dus à ces « poussières irritantes » pourtant indispensables à la vie.

Tous les pollens sont allergisants et néfastes

plante qui dégage du pollens

La première idée reçue serait de croire qu’il n’existe qu’un seul type de pollen. Il faut bien comprendre que le pollen produit par une plante sera différent de celui produit par une autre variété organique. Si tous les pollens sont bien produits par des plantes à fleur, tous ne sont pas allergisants. Ainsi les thuyas, les pins ou les peupliers produisent des fleurs à pollen faiblement allergisantes, ce qui n’est pas le cas des bouleaux, des cyprès ou des frênes, qui sont à l’origine de pollens très allergisants.

Autre point essentiel : le pollen n’est pas seulement un élément « nuisible » : il tient une place très importante au sein des écosystèmes. Les grains de pollen contiennent les gamètes, principales cellules reproductrices des fleurs ; le pollen est donc indispensable pour que de nouvelles plantes naissent et enrichissent l’environnement.

En outre, le pollen nourrit les abeilles ainsi que leurs larves, insectes de haute importance pour la biodiversité, car ils permettent une pollinisation de qualité. Abeilles et pollens sont en fait étroitement liés : sans eux, la vie et le renouvellement des plantes seraient tout simplement impossibles.

Guérir d’une allergie est impossible

Très bien, me direz-vous, mais une allergie au pollen, ce n’est pas une partie de plaisir ! Les symptômes les plus courants sont nombreux : nez qui coule, éternuements répétés, conjonctivites, toux irritatives, démangeaisons au niveau de la bouche et du palais, sinus inflammés, maux de tête voire anosmie (perte de l’odorat). Ces rhinites allergiques sont une vraie plaie pour les personnes allergiques, et l’intensité de ces symptômes varie en fonction des individus.

petite fille qui souffle sur un pissenlit

Dans ce contexte, on estime généralement que guérir d’une allergie est impossible. Dans les faits, ce n’est pas tout à fait faux… mais ce n’est pas tout à fait vrai non plus ! On peut en effet limiter sensiblement les principaux maux allergiques en anticipant la saison pollinique : lavage de nez et prise d’antihistaminiques durant 1 à 3 mois sont généralement prescrits. Mais cela ne « guérit » malheureusement pas de l’allergie.

Alternative durable, la désensibilisation peut être envisagée, mais attention : elle ne fonctionnera pas à tous les coups, et ne sera pas forcément synonyme d’une complète disparition de l’allergie. Elle pourra tout du moins réduire les effets néfastes du pollen sur l’organisme, surtout si vous vous y prenez assez tôt, idéalement avant 30 ans.

Les pollens sont uniquement présents au printemps

La saison pollinique la plus forte est bien sûr le printemps : de nombreux arbres, plantes et arbustes génèrent alors du pollen en grande quantité. Si le soleil est au rendez-vous et si une légère brise permet le déplacement des pollens, alors les émissions seront au beau fixe ! Il faut cependant noter que le printemps n’est pas la seule saison des pollens, qui subsistent en fait toute l’année.

Le printemps est surtout la saison des pollens issus de fleurs sauvages ; l’été, ce sont les graminées qui prennent le relais : maïs, ivraie, orge, seigle, avoine ou encore roseaux produisent les pollens du « rhume du foin », alors que, dans le même temps, tilleuls et troènes génèrent des poussières elles aussi très allergisantes. Et ça ne s’arrête pas là ! A l’automne, d’autres plantes et arbres émettent de nouveaux pollens : côté plantes, on citera le plantain ou encore l’ambroisie (plante invasive dans vallée du Rhône) ; côté arbres, c’est le cèdre qui peut provoquer des crises allergiques sévères.

Heureusement, l’hiver vient presque stopper la production de pollens mais gare ! Le noisetier et l’aulne commencent souvent leur floraison dès le mois de février…