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Paracétamol, ibuprofène, aspirine… Quel anti-douleur utiliser ?  

En France, les antidouleurs et antalgiques sont couramment utilisés en automédication. Ces médicaments ne sont cependant pas anodins, et doivent être utilisés en connaissance de cause. Voici un article qui revient sur les propriétés des antidouleurs les plus utilisés et sur leur posologie.

Le paracétamol, pour les douleurs légères à modérées

Contre les petites affections et autres douleurs modérées, le paracétamol est généralement l’antidouleur le plus indiqué. Douleurs dentaires, traumatismes bénins, états grippaux ou encore courbatures pourront être soulagées grâce à son action analgésique. Le paracétamol permet en effet de réduire la sensation de douleur, le tout sans effet anti-inflammatoire.

Antalgique très sûr et recommandé par les médecins, adapté aux femmes enceintes, le paracétamol a en plus le mérite de ne pas avoir d’effets indésirables courants : à la différence de l’ibuprofène ou de l’aspirine, pas d’irritation à prévoir au niveau de l’estomac et une automédication relativement aisée. On commence bien sûr par un cachet de 500 mg avant de passer à celui d’1 g, si nécessaire.

En automédication, il est donc conseillé de débuter votre « traitement » par le paracétamol. Si celui-ci ne suffit pas, il faudra se tourner vers les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).

Fièvre et douleurs inflammatoires : ibuprofène ou aspirine ?

L’ibuprofène est l’anti-inflammatoire non stéroïdien le plus consommé en France, loin devant l’aspirine. En fonction de l’intensité de la douleur ressentie et notamment de la fièvre, il peut être ingéré à raison de 3 à 6 comprimés par jour, pris lors des repas. L’ibuprofène est plus puissant que le paracétamol, mais il a aussi des effets indésirables plus courants, comme des remontées acides, des vertiges ou des céphalées. Il est d’ailleurs déconseillé aux femmes enceintes.

En ce qui concerne l’aspirine, celle-ci est de moins en moins utilisée pour lutter contre les douleurs, y compris dans le cadre de l’automédication. Si elle était couramment prescrite durant le XXème siècle pour ses vertus antalgiques et antipyrétiques, il a été démontré que ses effets indésirables pouvaient se muer en risques réels pour la santé. L’aspirine entraîne en effet des risques de saignement gastrique, et elle ne doit pas être prise sur une période prolongée.

Automédication : aux petits maux, les bons remèdes

Dans tous les cas, des précautions d’usage s’imposent quel que soit l’anti-douleur « choisi ».

homme qui souffre et pose sa tête contre ses poings sur le mur

  • En premier lieu, prenez le temps de bien lire la notice d’utilisation. Il n’est pas seulement question de connaître les contre-indications, mais aussi de s’informer quant à la posologie la plus efficace qui soit.
  • Respectez les dosages : paracétamol, ibuprofène ou aspirine sont en vente libre et sans ordonnance. Cela ne signifie pas que ces médicaments sont sans risques pour votre santé.
  • Au moindre doute, consultez votre médecin traitant! L’automédication a ses limites et il s’agit aussi de ne pas prendre de risques inutiles. L’avis de votre médecin généraliste permettra de bénéficier d’un traitement personnalisé, à la fois plus efficace pour votre pathologie et plus sûr pour votre santé.

Notons que l’Agence Nationale de la Sécurité du Médicament et des produits de santé (l’ASNM) a récemment mis en place des mesures pour que ces antidouleurs ne soient plus en libre accès dans les pharmacies. Pour l’ASNM, la posologie recommandée n’est pas toujours respectée, aussi il est impératif de délivrer des informations claires aux malades lors de leur passage en pharmacie. Néanmoins, ces médicaments peuvent toujours être délivrés sans ordonnance.